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  • Article publié le 1er juillet 2022
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34 I Lutte des territoraiux de Frontignan : LA RÉORGANISATION PAR EN HAUT ET POUR LE HAUT

Par en haut et pour en haut
Les agents doivent être pleinement impliqués dans l’organisation des services – et au-delà dans la définition du projet d’administration -, car ce sont eux qui souffrent les premiers de la structure actuelle. Les postes de haut-encadrement (qui bénéficient d’une semaine de RTT supplémentaire par rapport à nous autres, commun des mortels) ont largement enflé, alors qu’en même temps on sabrait dans l’enca- drement de proximité. Pourtant essentiel car au contact du travail réel, de la vérité du terrain, en lien di-
rect avec les agents et les usagers.
Cette complexification des strates hiérarchiques – bien loin de la simplification annoncée – a rendu plus lourd les circuits de validation et nos méthodes de travail. Entre ce « management par le haut » et le « management à l’arrache » caractéristique des précédents mandats (mais qui avait le mérite de saisir la
réalité des situations), peut-être existe-il un juste milieu ?
Aussi, la limitation drastique des heures supplémentaires est à l’origine d’un fort désengagement dans certains services. On voulait de la remobilisation des équipes, on est arrivé au résultat exactement inverse : du découragement, de la résignation et de la fuite. Mais les sacrifices des uns font le bonheur des
autres, nous y reviendrons dans une prochaine communication.
Ces points essentiels ont été mis en avant à plusieurs reprises lors du séminaire des encadrants aux Mouettes début juin. La parole se libère enfin.
Nous pouvons aussi nous inquiéter des nombreuses demandes de reclassement, des arrêts-maladies en série, des départs et de la difficulté à recruter sur certains postes. Avec nos salaires dans la fonction publique, comment s’en étonner ?
Démocratie participative : une mascarade ?
Pour réellement associer les agents, encore faut-il que les syndicalistes qui les représentent soient écoutés et respectés, ce qui n’est pas toujours le cas quand nous n’allons pas dans le sens imposé. Depuis plus d’un an et demi la CGT alerte sur la dégradation dans les services, à travers de nombreuses saisines, en étant bien malheureusement seule et trop peu souvent entendue.
Loin de la démocratie participative affichée par la municipalité, et qui réunit bien peu de monde en vrai, les agents restent sur le bord de la route. Le manque de considération pour la parole des représentants du personnel en est une illustration flagrante. Les avis négatifs ou sous réserve lors instances sont amplement ignorés. La parole, voire la colère, trouve alors d’autres voies, d’autres supports pour s’exprimer.
Entre outil de communication et action réelle, la démocratie sociale et participative à Frontignan se cherche encore, il y a un gouffre abyssale que nous ressentons toutes et tous. Ce qui accroît malheureusement le mal-être au travail. La dissonance cognitive est dure à supporter.
Le point d’étape concernant l’étude indépendante sur les risques psycho-sociaux, qui nous sera aussi présentée lors du CHSCT du 11 juillet, pourrait être un levier puissant si ces résultats étaient pris au sérieux par l’administration et nos élus, qui sont les premiers décideurs. En effet, vu la tournure que prend l’ambiance dans les services, les conseillers municipaux peuvent difficilement dire qu’ils ne sont
pas au courant. Or ce sont eux nos « patrons », tout autre agent – quel que soit son niveau hiérarchique – n’est qu’un exécutant des décisions politiques. Le bien-être des agents en fait partie.
NOUS ATTENDONS DÉSORMAIS UN RÉEL CHANGEMENT



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