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  • Article publié le 28 septembre 2022
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Les secteurs pétroliers et pétrochimiques sont déjà en grève massive. À partir du 29 septembre, au tour des branches de la Chimie, du Caoutchouc, de la Plasturgie et de l’Industrie Pharmaceutique de tout stopper !

Communiqué de presse de la Fédération CGT des industries chimiques

Les travailleurs et travailleuses des secteurs du Pétrole, de la Pétrochimie et demain de
la Chimie, du Caoutchouc, de la Plasturgie et de l’Industrie Pharmaceutique ont décidé de frapper fort en entrant massivement en grève pour leurs revendications et notamment les salaires.
Le point de la situation est le suivant : Raffinage : Actuellement seules deux raffineries
(TotalEnergies Donges (44) et PetroIneos Lavera (13)) continuent de tourner sur les six en service que comptent l’hexagone.
Les deux raffineries ExxonMobil de Gravenchon (76) et de Fos-sur-Mer (13) sont à l’arrêt complet pour fait de grève, depuis le 20 septembre.
Les raffineries TotalEnergies de Gonfreville L’Orcher (76) et de Feyzin (69) ont rejoint la grève et sont en cours d’arrêt.
Pour mémoire, il faut plusieurs jours pour stopper les opérations de raffinage et le double pour les remettre en service une fois la grève terminée. Ces arrêts affectent
profondément les approvisionnements des dépôts et des stations-services, la pénurie de carburant s’installe dans le pays et risque de s’aggraver.
Pétrochimie : À l’heure actuelle, sur les six vapocraqueurs opérationnels en France, seul celui de Naphatachimie (13) produit, les cinq autres étant arrêtés soit pour cause de
grève (Gravenchon (76), Gonfreville L’Orcher (76) et Feyzin (69)), soit pour maintenance (LyondellBasell (13) et ENI (59)).
Ces sites alimentent normalement l’ensemble des secteurs de la Chimie, en particulier tout l’axe Est de la France depuis le golfe de Fos-sur-Mer jusqu’aux installations de
Carling, près de Metz.
Chimie : Des appels à la grève sont lancés pour demain, jeudi 29 septembre, sur la totalité du groupe Arkema, numéro 1 de la Chimie en France, qui comprend 26 sites de
production et 7 centres de recherche.
De très nombreuses entreprises de la Chimie, à l’image de L’Oréal, Bostik, etc., du Caoutchouc, de la Plasturgie et de l’Industrie Pharmaceutique vont également s’arrê-
ter demain, à l’appel des syndicats de la FNIC-CGT.
Au global, ce sont des pans majeurs de l’industrie française qui ont répondu présent à l’appel à la grève lancé par la CGT.
Cette mobilisation exceptionnelle doit donner élan et espoir nécessaire pour que d’autres secteurs professionnels entrent ou intensifient aussi la mobilisation sociale afin de monter cette première marche de la riposte générale, que nous devons organiser face à l’attaque globale sur les salaires, les retraites, l’emploi et notre protection sociale



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