1111
  • Article publié le 16 janvier 2023
  • /
  • 53 visites

44 | Syndicat CGT des Territoriaux de Nantes - Ce que nous voulons, parce que si « Demain n’attend pas », le service public et ses agents non plus !

- Déclaration de la CGT à l’ouverture du 1er CST de la ville de Nantes et Nantes Métropole en présence de notre Maire-présidente Johanna Rolland -

Alors que s’ouvre, en votre présence, Mme la Maire-Présidente, la toute première séance de cette nouvelle instance qu’est le Comité Social Territorial, et alors qu’il est encore de bon ton de formuler quelques vœux et de nourrir quelques espoirs pour cette nouvelle année (et, plus largement, pour ce mandat qui débute), la CGT, en tant que 1ère organisation syndicale au sein de nos collectivités, entend faire ici état des revendications qui sont et ne cesseront d’être les siennes tout au long de ces 4 années.

Bref, il s’agit pour nous d’esquisser à grand trait ce que nous voulons, ce que nous exigeons, car, si comme vous aimez à le dire Mme Maire-Présidente, «  Demain n’attend pas  » , il n’en va pas différemment du service public, pas plus que de celles et ceux qui l’incarnent et concourent chaque jour à son bon fonctionnement.

Alors que voulons-nous ?

  • Ce que nous voulons, ce sont des créations massives d’emplois statutaires au sein de chacune de nos collectivités :
    - des créations à la hauteur des enjeux de notre temps et de ce qu’exigent la satisfaction de l’intérêt général, la promotion des biens communs, le développement humain soutenable et la recherche du progrès social pour toutes et tous ;
    - des créations à la hauteur de l’accroissement démographique de nos territoires et d’un besoin sans cesse grandissant de service public local face aux menées néolibérales et sauvagement régressives des gouvernements qui se succèdent à Matignon ;
    - des créations à la hauteur de la charge de travail qui pèse chaque jour un peu plus sur nos collègues, les épuise, les décourage, les abîme physiquement et psychologiquement ; car si « Demain n’attend pas » , eux non plus.
  • Ce que nous voulons, c’est que nos collectivités cessent de se faire grandes pourvoyeuses d’emplois précaires, en usant et abusant d’agents contractuels, dont beaucoup sont des jeunes, et plus spécifiquement des femmes, qu’elles relèguent au statut peu enviable de simple variable d’ajustement budgétaire face aux fluctuations d’activité, et dont elles hypothèquent la capacité à se projeter sereinement dans l’avenir, à construire durablement et sereinement leur vie professionnelle et sociale.
  • Ce que nous voulons, c’est que soit déployé au plus vite un plan véritable de titularisation de l’ensemble des agents contractuels de nos collectivités, car si « Demain n’attend pas » , eux non plus.
  • Ce que nous voulons, c’est que soient créées et ce, dans tous les métiers, des équipes volantes de titulaires appelés à pallier les absences.
  • Ce que nous voulons, c’est qu’il soit mis un terme à toute forme d’externalisation (que d’aucuns qualifieraient, à raison, de privatisation) des missions de service public, externalisation à travers laquelle affleure l’impuissance sciemment organisée de la puissance publique ou son désintérêt manifeste à assumer pleinement et complètement ce qui constitue sa raison d’être, la source de sa légitimité, à savoir le service public ; car si « Demain n’attend pas », le service public en régie non plus.
  • Ce que nous voulons , c’est que l’on revienne prestement aux 1547 heures et que les 6 jours de congés qui furent volés aux agents leur soient rendus, car si « Demain n’attend pas » , eux non plus.
  • Ce que nous voulons , c’est une révision de la revalorisation du régime indemnitaire afin que celle-ci soit portée à un minimum de 350 € /mois pour tous les agents, car si « Demain n’attend pas », eux non plus.
  • Ce que nous voulons , c’est une augmentation significative des subventions employeurs versées au COS, car la culture, l’art, les loisirs ne peuvent demeurer le privilège de « ceux qui ont pris tout le plat dans leur assiette, laissant les assiettes des autres vides », car si «  Demain n’attend pas », l’émancipation culturelle, l’éducation populaire non plus.
  • Ce que nous voulons , c’est que cessent cette inclination managériale au changement permanent dans nos organisations, cette propension à la bougeotte compulsive, à la frénésie ré-organisationnelle où tout change pour qu’in fine rien ne change ni ne s’améliore, et certainement pas, loin s’en faut, la situation des agents - que l’on pense ainsi au rapprochement en cours et précipité des Pôles Nantes Loire, Nantes Ouest et d’une partie de la Direction Réglementation et Gestion de l’Espace Public.

Mme la Maire-Présidente, lors de vos voeux aux Nantais et aux Nantaise, vous avez relevé avec justesse que « Demain sera fait de ce que nous aurons le courage de faire aujourd’hui ».

Aussi, afin que demain soit un demain d’émancipation sociale, un demain écologique, un demain égalitaire, un demain non-précaire, un demain où l’intérêt général primera, où le service public prospérera et où ses agents pourront pleinement et sereinement remplir leur tâche, ayez le courage d’entendre et de faire votre les revendications de la CGT !

Sachez que la CGT, elle, aura le courage de les porter et de les défendre inlassablement et avec pugnacité tout au long de ces 4 années qui s’ouvrent.

Télécharger la déclaration ci-dessous.



A propos

La Fédération CGT des services publics rassemble les personnels des :
- services publics territoriaux, communes, départements, régions et leurs établissements ;
- services départementaux d’incendie et de secours - SDIS (Sapeurs pompiers) ;
- secteurs publics et privés du logement social ;
- secteurs privés des eaux et de la thanatologie (Pompes funèbres)
Elle regroupe plus de 85 000 adhérents, organisés en syndicats dans leurs collectivités ou entreprises, pour défendre leurs intérêts d’agents et salariés du service public, en convergence avec les autres salariés, les usagers et les populations.

Contact

Fédération CGT des Services publics
263 rue de Paris - Case 547
93515 MONTREUIL CEDEX

01 55 82 88 20