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  • Article publié le 4 octobre 2023
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34 | Syndicat CGT Agglo Béziers Méditerranée - Face à une perte d’avantages, la CGT et les agents font reculer Ménard

Souhait du Maire président : changer d’organisme social passer du comité d’œuvres sociales (COS)° au groupement d’œuvres sociales (GOS)
31 aout 2023 : les représentants du personnel de l’agglo Béziers méditerranée (600 agents) sont convoqués pour une réunion de « dialogue social » au cours de laquelle ils apprennent la décision du président, maire de Béziers, Robert Ménard de dénoncer la convention avec le COS Languedoc Roussillon pour l’action sociale. L’argument est simple : « l’agglomération ne rentre pas dans ses fonds, on investit à perte ». Aucun chiffre n’est avancé malgré les demandes de la CGT.

Le constat est pourtant simple : depuis la signature de cette convention en 2016, en grande partie sous l’impulsion de la CGT, l’action sociale est accessible sans cotisation individuelle à tous avec une gamme de prestations étendues et largement utilisées malgré l’absence volontaire d’informations de la part de l’administration et des RH.

Le COS LR c’est : une prime de rentrée, des chèques vacances, des aides à la garde d’enfants, des réductions culture et loisir pour un montant moyen de 500€ par agent et par an (pouvant aller jusqu’à 1000€)

Une délibération actant la rupture de la convention est programmée pour le Conseil Communautaire du 18 septembre.

La CGT décide donc de lancer un sondage numérique auprès des agents à la fois pour les informer et mesurer leur niveau d’adhésion au COS. En 3 jours, 40% des agents répondent en réaffirmant leur attachement à l’action sociale, vécu aussi comme un complément indirect et précieux de rémunération en période d’inflation et de blocage des salaires.

Deux réunions d’information syndicales précèdent le CST, qui permettent à nos représentants de mettre l’intersyndicale sous le contrôle des agents, la CGT étant la seule organisation qui distribue un tract d’information évaluant la perte en pouvoir d’achat en comparant les prestations du COS avec l’organisme municipal (le GOS) censé prendre le relais et qui présente pour l’employeur plusieurs avantages : être géré par un C.A. Sous tutelle de l’employeur, non paritaire d’où est exclue la CGT, proposer des prestations payantes (adhésion entre 10 et 100€ par an et par agent) pour renflouer les caisses de l’organisme déficitaire, réduire l’enveloppe de l’action sociale (payer + pour toucher -, brillante idée en période de disette salariale).

Le CST, se réunit deux fois les 8 et 15 septembre, mais Ménard fait face au refus unanime des représentants du personnel mais aussi de certains vice-présidents du collège des employeurs.

Le 5 septembre, la CGT lance une pétition avec des éléments chiffrés sur les prestations comparées des deux organismes qui réunit rapidement 450 signatures. Ces éléments permettent une prise de conscience de l’intérêt pour l’ensemble des catégories de personnel du maintien du COS. Car évidemment, dans une rhétorique démagogique et populiste, les arguments de Ménard sont : « le GOS propose des sorties à la frontière espagnole pour acheter du tabac et de l’alcool détaxés qui sont prisés par les catégories C alors que le COS propose des aides aux vacances et les agents de catégorie C ne partent pas en vacances ».

On mesure l’utilité d’avoir des DP CGT et un syndicat qui articule rassemblement et prise en compte des spécificités pour ne pas tomber dans ce piège qui malheureusement fonctionne parfois avec d’autres syndicats qui étaient prêts à des négociations bilatérales sur ces bases poujadistes.

La veille du conseil communautaire, c’est-à-dire le 17 septembre, nous obtenons la parution d’un article dans l’édition locale du dimanche (la plus lue) du Midi Libre comprenant une interview de la CGT. Le lendemain, à l’entrée du Conseil Communautaire, une délégation de la CGT distribue le comparatif COS/GOS en appelant les conseillers communautaires à ne pas voter la délibération dénonçant la convention avec le COS pour laisser le temps au dialogue social de se dérouler correctement. En introduction de ce Conseil, Robert Ménard annonce le retrait de la délibération devant un public où flotte fièrement un drapeau de la CGT.

C’est un recul certes modeste qui prolonge le COS d’un an et relance le processus de dialogue social mais il a été vécu par les agents comme une victoire : la première depuis 2014 face à un employeur, depuis 2014 et son accession à la mairie puis à l’agglo, qui pensait pouvoir passer en force sans rencontrer de résistances.

La lutte continue avec le renforcement de notre syndicat (actuellement 40 adhérents dont 21 UFICT) et la solidarité qui doit entourer nos collègues DP et DS dans un contexte difficile mais rendu moins asphyxiant grâce à ce premier élan de solidarité depuis bien longtemps.

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