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  • Article publié le 20 juin 2023
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66 | Syndicat CGT des Territoriaux de Perpignan - L’escroquerie sociale du Rassemblement national

Après des mois de mobilisation contre la réforme des retraites le Rassemblement national continue de mentir aux travailleurs·euses. La position de l’extrême droite à l’Assemblée nationale est claire, il suffit de regarder ses votes.

Dans le cadre du travail, mais aussi au sein de nos cercles amicaux et familiaux, la bataille des idées est rude face aux mensonges et thèses conspirationnistes qui se développent dans un environnement de néolibéralisme violent.

La banalisation des idées d’extrême droite est un véritable fléau et il est donc nécessaire de faire savoir à quel point l’extrême droite est dans le camp du capital : sa stratégie de charme envers les travailleurs·euses en reprenant des thématiques sociales ne tend qu’à un objectif électoral.

Son ambition unique est la conquête du pouvoir et la mise en place d’un État fort. La haine du syndicalisme fait partie de l’ADN du fascisme historique et actuel. Tant que les salarié·es considèrent que leur principal problème c’est l’immigration, ils·elles ne s’organisent pas pour des avancées sociales. À la CGT, nous savons que ce sont tous les travailleurs et toutes les travailleuses, immigré.es ou non, qui créent la richesse.

Selon le rapport de l’OCDE : « Dans tous les pays, la contribution des immigré·es sous la forme d’impôts et de cotisations est supérieure aux dépenses que les pays consacrent à leur protection sociale, leur santé et leur éducation ». Il faut rappeler que la fraude sociale, que les partis d’extrême droite (RN et Reconquête) associent abusivement aux immigré·es, représente moins d’un milliard d’euros par an, alors que la fraude fiscale – celle des multinationales – nous coûte plus de 150 milliards par an.

Le capitalisme, qui sème la guerre et la misère, est le véritable ennemi des salarié·s, et les courants d’extrême droite sont ses alliés. Cette alliance n’est pas nouvelle, n’oublions jamais qu’en 1930 les partis de droite et le patronat avaient choisi leur camp et avaient comme mot d’ordre « Plutôt Hitler que le Front populaire », ils préféraient sacrifier les droits, les libertés et la démocratie pour le fascisme plutôt que satisfaire les intérêts des classes laborieuses.


LE PEN, RETRAITES, L’IMPOSTURE SOCIALE
Présentée par les médias comme opposante au recul de l’âge de départ en retraite, ses revirements et son programme économique conforme à la doxa libérale prouvent le contraire. Promesse phare de son programme de 2017, la retraite à 60 ans a été rayée d’un trait de plume par la candidate d’extrême droite. Après l’abandon de la sortie de l’euro, ses mesures fiscales ou les exonérations de cotisations promises aux patrons, c’est une étape de plus vers un retour à la ligne libérale pure et dure de son père. Son entourage tente de minimiser, plaidant une simple « inflexion » liée au contexte budgétaire postcrise sanitaire.
Quand bien même elle maintiendrait le départ à 62 ans, qui est déjà injuste, son système ne tiendrait pas longtemps, car il assèche le principe de cotisation sociale, notamment en exonérant les patrons. Quid du « salaire différé » et de la redistribution des richesses produites par le travail ? Au final, ce genre de mesures aboutit à une baisse des « prestations sociales », dans la droite ligne de la politique menée par Emmanuel Macron.
Source : Les économistes atterrés https://www.atterres.org


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