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  • Article publié le 19 octobre 2017
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Communiqué de presse intersyndical du 18 octobre 2017 du Conseil Régional Grand Est

L’ensemble des organisations syndicales du Conseil Régional Grand Est tient à informer l’opinion publique des difficultés rencontrées par les personnels et de la dégradation des services publics pour les usagers de la Région Grand Est.

Elles tiennent à rappeler que se sont plus de 7000 agents de la fonction publique territoriale répartis sur l’ensemble du territoire de la Région Grand Est qui sont concernés. Une grande partie est des personnels travaillant dans les lycées qui assurent tous les jours l’entretien, la maintenance, la restauration et l’hébergement des lycéens. Pour les autres, plus de 1500 personnes, elles assurent la mise en œuvre des politiques publiques relevant de l’Éducation, des Transports, de la Culture et du Tourisme, de l’ Aménagement du Territoire, de la Formation professionnelle, de l’Économie, etc… ainsi que des missions administratives, d’expertise et d’encadrement. Toutes et tous se sont déjà mobilisés le 24 mars dernier pour :
• Une amélioration des conditions de travail
• Le maintien des postes, le remplacement des départs à la retraite, le remplacement des absences
• Une harmonisation des régimes indemnitaires par le haut
• Une transparence totale de la mobilité et du recrutement

Un bon nombre d’agents voient leurs conditions de travail se dégrader sérieusement. Certains sont affectés par des pathologies engendrées par de la pénibilité physique et des tâches répétitives. D’autres sont victimes de conditions psychologiques difficiles liées à la nouvelle réorganisation de notre administration.

Même si les Organisations Syndicales reconnaissent l’implication de l’exécutif dans le CHSCT, avec trop peu de moyens sur le terrain, les agents sont en difficulté et les représentants du personnel peinent à accompagner tous ceux qui en auraient besoin.

La gestion des ressources humaines est très opaque. 200 à 300 postes ont été supprimés. Beaucoup de poste sont soi-disant vacants, mais rien n’est fait pour qu’ils soient pourvus. Quand les remplacements sont mis en place, de nombreux agents sont mis en situation précaire.

Par ailleurs, le pilotage de près 5000 agents travaillant dans les lycées est assuré par trois directions différentes (DRH, DJL, Agence territoriales). Comment cela peut-il fonctionner ?

À ce jour, les organisations syndicales et tous les acteurs travaillant dans ce secteur si important de la politique régionale ne savent pas qui est en responsabilité de quoi.

Nous arrivons au terme règlementaire des négociations sur les sujets liés aux conditions salariales des Agents.

Depuis le 24 mars 2017, les élections présidentielles et législatives sont venues miner le calendrier. Les organisations syndicales ont fait preuve de patience.

À l’issue, Philippe RICHERT a mis 2 mois pour rencontrer à nouveau les syndicats. Les organisations syndicales, devant les atermoiements de leurs interlocuteurs, ont demandé en face d’elles une personne en capacité de négocier et décider. Le 2 juin 2017, il nous informait du mandat donné à Jean Luc WARSMANN pour négocier sur tous les sujets liés au personnel.

Le 7 juillet 2017, des engagements ont été pris au plus haut niveau de l’exécutif mais très peu ont été mis en œuvre par l’administration et suivi d’effets.

Les discussions et les questions posées sur le régime indemnitaire ont fait l’objet de très peu de négociation. Une commande faite à un cabinet d’audit par la Direction Générale explique cela.

La Direction RH a été mis à mal par la Direction Générale. Par conséquent, les anciennes pratiques arbitraires et autoritaires des Ressources Humaines reviennent à la surface. Les agents et les syndicats doivent faire face à une désorganisation complète des services.

L’ensemble des organisations syndicales demande au nouveau Président de mettre en œuvre une véritable politique ambitieuse et moderne de Ressources Humaines et de dialogue social. Il sera impératif que les décisions prises par les élus soient mises en œuvre par l’Administration.

Les personnels ne doivent pas être la variable d’ajustement des différentes politiques menées jusqu’à présent tant par la réforme territoriale que par la réduction drastique des moyens budgétaires alloués aux personnels pour répondre aux politiques d’austérité.

Un service public de qualité au profit de tous les administrés du Grand Est ne peut se faire sans le respect des agents qui mettent en œuvre la politique des élus du suffrage démocratique.

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Communiqué de presse intersyndical du 18/10/2017


A propos

La Fédération CGT des services publics rassemble les personnels des :
- services publics territoriaux, communes, départements, régions et leurs établissements ;
- services départementaux d’incendie et de secours - SDIS (Sapeurs pompiers) ;
- secteurs publics et privés du logement social ;
- secteurs privés des eaux et de la thanatologie (Pompes funèbres)
Elle regroupe plus de 85 000 adhérents, organisés en syndicats dans leurs collectivités ou entreprises, pour défendre leurs intérêts d’agents et salariés du service public, en convergence avec les autres salariés, les usagers et les populations.