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Actualités des luttes 2018

  • Article publié le 25 septembre 2018
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CGT Vaucluse | Réorganisation du pôle solidarités - Évaluer pour ne rien changer et faire porter aux cadres de proximité la responsabilité de la mise en œuvre des incohérences des décisions prises

L’administration en avait pris l’engagement, en bon élève des règles de management, elle a engagé une démarche d’évaluation de la réorganisation du Pôle Solidarités. Le tout est emballé dans un discours sur la participation, sensé produire adhésion et consentement à la logique du changement perpétuel, de l’évaluation et de la régulation permanentes, hors de laquelle il n’y aurait pas d’avenir.
Des groupes de travail ont donc été constitués par tirage au sort et interrogés. Il en est ressorti au printemps un document de plusieurs dizaines de pages faisant état de ces auditions. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le résultat n’est pas flamboyant. A quelques points de détail près, ce ne sont quasiment que des points négatifs qui ont été soulevés par les groupes :

- Des périmètres de TIMS incohérents par rapport aux bassins de vie des usagers et à leurs contraintes ; mais aussi par rapport aux périmètres de compétences des institutions qui n’ont pas été pris en compte.
- Un service de moins en moins proche du public du fait notamment des réunions diverses et variées qui se multiplient et de plus en plus administratif.
- Une insuffisante disponibilité de l’encadrement technique de proximité exprimée de manière très prononcée par quasiment tous les corps de métiers.
- Des difficultés de fonctionnement du fait de l’absence de responsabilité hiérarchique des Coordonnatrices techniques et de l’éloignement des Responsables de TIMS.
- Des difficultés dans les articulations avec les agents des différentes Directions y compris celles internes au Pôle Solidarités.
- Plus de difficultés sur certains secteurs à travailler de manière pluridisciplinaire.
- De sérieuses défaillances dans l’ajustement des moyens logistiques et informatiques qui contribuent à expliquer la surcharge de travail.
- Des écarts importants dans les plans de charge d’un territoire à un autre, y compris au niveau de l’encadrement (alors que l’objectif affiché des réorganisations était un meilleur équilibre des charges de travail).
- Du personnel épuisé et qui n’arrive plus à comprendre le sens de son travail, avec des arrêts de travail qui augmentent et des départs de la collectivité.
- Des difficultés importantes pour les partenaires à se repérer dans les nouvelles organisations.
- Tout cela ayant été pensé sans les agents de terrain !

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