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Actualités des luttes 2018

  • Article publié le 24 octobre 2018
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Union départementale du Nord I Nombreux et déterminés devant le TGI de Valenciennes

A Valenciennes, le 15 mars 2018, le député du Front national, usant des mé-thodes des nervis fascistes avaient tenter d’utiliser à son profit la manifesta-tion des métallos aux prises avec les suppressions d’emploi, les fermetures d’entreprises, les délocalisations et la remise en cause de leur convention collective. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Quatre de nos camarades, dont le Secrétaire général de l’Union locale de Saint Amand les eaux, se sont retrouvés au commissariat à devoir répondre des convictions qu’ils défendent. Par deux fois : les 20 et 26 mars nos camarades, militants d’une organisation qui a toujours combattu et continue de combattre le fascisme sous toutes ses formes, ont été sommés de répondre de l’engagement démocratique qu’ils mettent, en paroles et en actes, au service des travailleurs.
Ce 21 novembre, au terme d’une procédure de justice bien plus pressée d’intimider des ouvriers syndicalistes que de juger Alexandre Benalla, nos quatre camarades sont convoqués au TGI de Valenciennes.
Dans le même temps, le parquet se refuse à poursuivre le gérant du Carre-four-Market de Merville qui a laissé déborder sa haine de classe sur les ré-seaux sociaux, en faisant l’apologie du nazisme et en invitant à envoyer « tous les syndicalistes à la chambre à gaz. »
Ne soyons pas naïfs. Il ne s’agit pas de phénomènes isolés. D’affaires sans lien les unes avec les autres. Au contraire nous sommes confrontés à un plan d’ensemble qui vise à museler les militants, et à travers eux, les syndicats de lutte. Le pouvoir en place, élu avec moins de 30% des inscrits, affaibli et en crise comme le démontre l’épisode du remaniement, a de plus en plus de difficulté à faire face à la colère grandissante mais, pour l’instant, encore in-suffisamment exprimée dans la rue, dans les entreprises, dans les adminis-trations.
C’est pourquoi il se tourne vers le fascisme à qui il compte laisser la place quand il ne pourra plus gouverner lui-même.
Nos camarades l’ont bien compris. Et, avec eux, tous ceux qui ne se laisse pas piéger par le cinéma du Front National (Aujourd’hui Rassemblement na-tional). Car il s’agit bien de cinéma. De théâtre. S’il était au pouvoir, rien de ce que ce prône le Front national ne serait appliqué. Ni le volet européen ni le volet social.
Le parcours politique de Sébastien Chenu le démontre. Ancien de l’UMP puis de LR et qui, à l’époque, ne voulait pas entendre parler d’alliance avec le Front national, il a tenté d’entrer dans l’équipe de Anne Hidalgo (maire de Paris) lorsque Kosciusko Moriset lui a refusé la tête de liste UMP avant de joindre Marine le Pen. Cette « carrière » politique démontre ce que sont ces hommes et ces femmes qui font semblant de s’intéresser aux travailleurs. Ce sont leurs pires ennemis.
A travers nos quatre camarades et à travers tous les autres, c’est toute la CGT qui est visée. Ce procès auquel nous sommes confrontés est le procès des valeurs de démocratie sociale que porte la CGT. C’est pourquoi nous devons être nombreux, très nombreux, devant le TGI de Valenciennes le 21 novembre. La solidarité de classe est notre meilleure arme contre les attaques du patronat.

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