1111
  • Article publié le 5 décembre 2018
  • /
  • 61 visites

CGT Conseil départemental du Val de Marne | Lutte gagnante - Abandon de la suppression des départements franciliens

Cher.e.s collègues,

Nos camarades de la CGT du Conseil Départemental du Val-de-marne nous ont relayé l’information ci-dessous. Le projet de suppression des Départements franciliens est abandonné.

La CGT du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis se félicite de cette nouvelle. Depuis janvier 2014 et l’annonce de la suppression des Départements par le Président Hollande, elle n’a cessé d’agir pour leur maintien : assemblées générales, actions communes avec les syndicats CGT des autres départements franciliens, campagne d’information sur la métropole du Grand Paris, participation à la « journée sans Département » du 7 février 2018, délégation CGT à l’Élysée le 3 juillet 2018, journée de formation « Grand Paris : quel avenir pour les services publics départementaux ? » le 18 octobre dernier...

Avec vous, nous avons gagné l’abandon du projet de suppression du Département dans le cadre de la métropole du Grand Paris.

Avec vous, nous resterons vigilants contre les réformes territoriales, la casse du service public et continuerons d’agir pour le développement des services publics départementaux avec des agents publics bien payés et reconnus.

La CGT du Conseil départemental 93


Lettre du Président du 4 décembre 2018

Mesdames, Messieurs les agents du Conseil départemental,

Je sais que, comme de nombreux agents départementaux, vous êtes particulièrement préoccupés par la situation institutionnelle et je tenais à partager avec vous les dernières informations en ma possession.

Le 17 juillet 2017, le Président de la République annonçait l’engagement d’une réforme territoriale visant à « réduire drastiquement les structures » en Ile-de-France. Ces propos confirmaient mes inquiétudes, exprimées dès juin 2017. Celles de voir l’échelon départemental faire les frais d’une réduction de la dépense publique, maquillée par un soucis de simplification d’un paysage institutionnel complexifié par les lois récentes.

Ce projet de réforme a fait l’objet de nombreuses spéculations : des scénarios de toutes sortes ont été élaborés en catimini par quelques technocrates, sans consultation des habitants, ni des élus concernés.

Parallèlement, la mobilisation pour défendre les services publics de proximité s’est organisée. Dans cette bataille, le Val-de-Marne a tenu une place singulière. La pétition lancée par le Département a dépassé les 56 000 signatures et le rassemblement du 7 février 2018 a marqué une étape cruciale dans l’expression de nos inquiétudes collectives et de notre détermination. Quelques jours plus tard, le 14 février, je relayais ces préoccupations fortes au Président de la République, à Créteil.

Il y a quelques jours, après plusieurs mois de silence du Gouvernement, j’ai pu rencontrer la Ministre chargée de la cohésion des territoires, Jacqueline GOURAULT, en compagnie des représentants des 8 Départements franciliens et du Préfet de Région.

À cette occasion, la Ministre a confirmé l’abandon du projet de suppression des Départements franciliens par cette phrase : « Nous ne voulons pas supprimer les Départements ».

Je me réjouis de cet abandon très attendu par les agents départementaux, par les élus locaux, par les acteurs économiques et de très nombreux habitants. Cet abandon résulte - j’en suis convaincu - de la mobilisation des Val-de-Marnais, des agents départementaux, des Maires et des élus de tous les Départements franciliens.

Je remercie très chaleureusement toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés, conscients de l’utilité concrète et quotidienne de services publics départementaux, aux côtés du bloc communal. Il s’agit - je le crois - d’une démonstration de l’utilité de la mobilisation collective, porteuse d’espoir.

Toutefois, le maintien des Départements franciliens ne signifie pas que le projet de réforme territoriale soit définitivement écarté. Le Gouvernement réfléchit à d’autres évolutions et se polarise, en province, sur des fusions « Métropole-Département » à la carte. La vigilance reste de mise.

Par ailleurs, je reste très préoccupé par l’évolution des ressources des collectivités et singulièrement celles des Départements. Les contraintes budgétaires imposées par l’État à notre collectivité atteignent un niveau record. Ces contraintes inédites constituent désormais une menace très grave contre les politiques publiques originales que nous défendons en Val-de-Marne. L’ensemble de l’exécutif départemental est bien évidemment mobilisé afin de préserver nos capacités d’action et la libre administration de notre collectivité.

Attaché, tout comme vous, au service public départemental, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sentiments distingués.

Christian Favier
Président du Conseil départemental du Val-de-Marne



A propos

La Fédération CGT des services publics rassemble les personnels des :
- services publics territoriaux, communes, départements, régions et leurs établissements ;
- services départementaux d’incendie et de secours - SDIS (Sapeurs pompiers) ;
- secteurs publics et privés du logement social ;
- secteurs privés des eaux et de la thanatologie (Pompes funèbres)
Elle regroupe plus de 85 000 adhérents, organisés en syndicats dans leurs collectivités ou entreprises, pour défendre leurs intérêts d’agents et salariés du service public, en convergence avec les autres salariés, les usagers et les populations.

Contact

Fédération CGT des Services publics
263 rue de Paris - Case 547
93515 MONTREUIL CEDEX

01 55 82 88 20