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  • Article publié le 12 décembre 2018
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UD-CGT Val de Marne | Macron tient sa promesse, il ne changera pas de cap ! Le 14 décembre, faisons-le céder par notre mobilisation illimitée !

Bousculé par le mouvement des gilets jaunes, conspué par les lycéen.ne.s et étudiant.e.s, rejeté massivement par les salarié.e.s et les retraité.e.s, le président des ultra-riches a dû céder quelques premiers reculs. Notamment, la suppression de la nouvelle hausse de la CSG pour une partie des retraité.e.s.

Le temps d’une allocution solennelle, il a dû ravaler son mépris de classe et son arrogance envers « ceux qui ne sont rien », « les illettrés », « les réfractaires » et les « petites gens ». C’est une première victoire pour toutes celles et tous ceux qui ont été stigmatisé.e.s, insulté.e.s, piétiné.e.s parce qu’elles et ils contestaient et combattaient sa politique de casse de notre modèle social.

Cependant, après des mois de mobilisations syndicales et des semaines de profondes colères sociales, le compte n’y est toujours pas !

À « l’état d’urgence économique et social » qu’il a décrété, résolument acculé par les luttes et le mouvement populaire en cours, Jupiter répond par de l’enfumage et un authentique tour de passe-passe. En asséchant les caisses de l’état (alimentées par nos impôts et cotisations sociales) pour redonner, de manière factice, du pouvoir d’achat, Macron sanctuarise l’exonération totale des plus fortuné.e.s, des banques et des entreprises à l’effort de solidarité nationale.

La mascarade sur la hausse du SMIC de 100 euros n’aura pas tenu le temps d’une soirée, malgré les efforts des médias dociles et complices de cette tromperie politique. Plus ou moins déjà prévue par la revalorisation mécanique légale, cette hausse, aux frais de l’État, ne bénéficiera qu’à celles et ceux qui perçoivent la prime d’activité. Quant à la prime exceptionnelle évoquée par l’Élysée, celle-ci sera défiscalisée, désocialisée (ne comptera pas pour nos futures retraites) et sera versée au bon vouloir du patronat. Connaissant la fibre sociale des employeurs, nous serons ainsi, toutes et tous, rassuré.e.s de pouvoir prochainement remplir nos frigos et d’offrir un moment de bonheur à nos familles. Quel mépris et quelle surdité !

En résumé, les jeunes et les privé.e.s d’emploi attendront. Les fonctionnaires de leur côté continueront à voir leur point d’indice gelé et les retraité.e.s continueront à subir la désindexation de leur pension sur le coût de la vie. Les services publics continueront d’être démantelés et les privatisations, comme chez Aéroports de Paris (ADP), se poursuivront.

NOËL AVANT L’HEURE POUR LES ENTREPRISES ET LES BOURGEOIS !

Bien que ce sujet soit au coeur de la confrontation populaire actuelle, l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ne sera pas rétabli. Un cadeau de 3,5 milliards d’euros concédé au début du quinquennat à 350 000 ultra-riches disposant d’un patrimoine total de 1 000 milliards d’euros !

Le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) ne sera pas remis en cause. Ce sont donc 40 milliards d’euros qui seront, cette année encore, versés sans contrôle ni contrepartie aux entreprises malgré son inefficacité avérée en termes de création d’emplois. Les profits des entreprises, les dividendes versés aux actionnaires, les banques, les hauts revenus et les revenus du capital demeureront totalement exonérés de toute contribution.

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