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  • Article publié le 19 mars 2020
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Coronavis - Mairie de Nanterre - Lettre ouverte au Maire et à la Direction générale

Lettre ouverte au Maire et à la Direction Générale de la Mairie de Nanterre
NOTRE SANTÉ ET CELLE DE NOS PROCHES N’ONT PAS A ÊTRE SACRIFIÉES !

La situation liée à la gestion du COVID-19 évolue d’heures en heures depuis plusieurs jours maintenant. Hier midi, le confinement a été décrété au niveau national. A la Mairie de Nanterre, nous nous étonnons de n’avoir reçu les directives générales en vue de l’organisation des services qu’hier à 17h00, alors que la majorité des agents étaient déjà partis. La "communication de crise" a manifestement été défectueuse.

Au cours du CHSCT de ce matin, il nous a été annoncé que la municipalité a pris la décision de ne plus appliquer la journée de carence à partir du 16 mars 2020. Nous saluons cette avancée que nous exigions avec force préavis de grève, mais nous regrettons que les agents contraints de s’arrêter depuis le début du mois en raison de suspicion d’infection ne puissent pas en bénéficier.

Il nous a été également annoncé que, par mesure de précaution, les femmes enceintes seraient dispensées et que l’ensemble des personnels titulaires ou précaires seraient payés. Nous veillerons à la mise en œuvre de toutes ces mesures et nous serons particulièrement attentifs à ce que toutes et tous les agents, vacataires et intermittents du spectacle compris, aient la garantie d’être payés intégralement, primes comprises, alors qu’ils sont dans l’obligation de confinement.

Dans notre Ville, nous constatons que les consignes et les mesures de prévention sont mises en oeuvre de manière très différente d’un service à l’autre, alors que des mesures radicales de prévention devraient être prises partout, avec une vraie GESTION COLLECTIVE du risque.

Pour nous, aujourd’hui, ce qui doit primer sur tout le reste, c’est la vie et la santé des personnels. Nous prenons nos responsabilités. Notre santé et celle de nos proches n’ont pas à être sacrifiées au nom de la raison d’état.

En dehors des urgences, des astreintes techniques et administratives dont la liste nous a été fournie au CHSCT de ce mercredi 18 mars, nous demandons des mesures exceptionnelles :
- La fermeture officielle de tous les services de la collectivité qui ne sont pas tenus d’assurer les missions essentielles.
- Que toutes et tous les agents qui n’auront pas la possibilité de fournir un certificat médical (crainte de sortir, risques dans les salles d’attente...) soient couverts par des ASA. Si nécessaire une délibération de l’exécutif doit fournir cette garantie.
- Que soit stoppée la mise en demi-traitement des agents contraints de s’arrêter​

Pour les agent.e.s qui assureront le service minimum de continuité :
- Malgré la dangerosité de la propagation, nous remarquons que, dans certains services, les mesures de protection nécessaires (masques FFP2 et FFP3) ne sont pas mis à disposition des agent.e.s et la distanciation sociale n’est pas prise en compte dans l’organisation du travail. C’est la raison pour laquelle nous accompagnerons toutes celles et ceux qui voudraient faire valoir leur droit de retrait.
- Nous demandons à ce que soient prises en compte les contraintes de transport des agent.e.s dans l’organisation du service minimum de continuité.

Nous regrettons que les représentant.e.s du personnel, et particulièrement les mandaté.e.s CHSCT, ne soient pas associé.e.s à la cellule de crise. Nous regrettons également que l’information concernant l’accès outlook à la messagerie professionnelle n’ait pas été diffusée à l’ensemble des agent.e.s en attendant que le télé-travail soit opérationnel.

Nous restons à la disposition de la collectivité et du personnel, prêt.e.s pour la défense de la santé et de la sécurité des agent.e.s et des usager.e.s du service public.

CGT-UFICT des Territoriaux de la Mairie de Nanterre



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