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  • Article publié le 24 novembre 2020
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Lutte contre les violences faites aux femmes I l’UDCGT 93 appelle à la mobilisation le 25 novembre

La CGT est fortement engagée dans la lutte pour combattre les violences faites aux femmes. En 2019, grâce à la mobilisation menée au plan mondial avec la CSI (Confédération Internationale du Travail) la CGT a gagné l’adoption de la 1ère loi mondiale contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail, la convention 190 de l’OIT (Organisation Internationale du Travail). C’est une première victoire.

Pour qu’elle soit applicable elle doit être ratifiée par les différents pays siégeant à l’OIT. Emmanuel Macron pour la France s’était engagé à le faire, mais à ce jour rien n’a été entrepris. Est-ce parce que le MEDEF est contre cette ratification ?
Ce 25 novembre, doit avoir lieu la ratification de cette convention. La CGT a décidé de faire un temps fort de luttes lors de cette journée pour faire pression sur le gouvernement.
Sur notre département l’Union Départementale 93 a décidé de faire deux actions compte tenu de la date proche et de notre capacité à mobiliser dans le contexte actuel. Ainsi d’une part, elle va interpeler par courrier le Préfet de Seine-Saint-Denis pour qu’il use de son influence auprès du gouvernement afin que celui-ci enclenche au plus vite une négociation tripartite (gouvernement, organisations patronales et organisations syndicales salariales). Les déclarations du Président de la République doivent passer de la parole aux actes. D’autre part, nous souhaitons que les camarades dans leur entreprise interpellent leur employeur pour qu’il mène des actions concrètes contre les violences et le harcèlement sexuel dans le monde du travail.

L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salarié.e.s. A ce titre il a différentes obligations que la loi lui impose. Pour rappel, il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs et travailleuses. Ces mesures comprennent notamment des actions d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. L’employeur doit prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de prévenir les « faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner »

Malgré cela nombre d’entreprises sont à la traine sur les questions de violences sexistes et sexuelles. 80% des entreprises à ce jour non pas de plan de prévention des violences. Lorsqu’on parle de violences on intègre également les violences conjugales car celles-ci ont une implication sur le travail de la victime. La première conséquence des violences conjugales est la perte de l’emploi pour les victimes. Parce que c’est le premier lieu ou le conjoint violent pourra les retrouver et qu’elles seront contraintes à la démission ou au licenciement pour se protéger. Ou parce que, les nombreuses démarches qu’elles doivent accomplir (gendarmerie, logement, gestion des enfants…) les empêchent de venir travailler. Pourtant, le travail, c’est leur planche de salut, car c’est ce qui garantit l’indépendance économique et permet durablement d’échapper aux phénomènes d’emprise.

N’oublions pas que chaque jour, en France, des femmes sont victimes de violences psychologiques, verbales, économiques, physiques ou sexuelles. Une femme meurt tous les 2 jours assassinée par son compagnon ou ex compagnon. Une femme sur trois est victimes de harcèlement sexuel au travail.
Il est primordial de développer un rapport de force contre ce fléau social. Aucun syndicat CGT ne doit faire l’impasse sur ce combat.
Pour aider les camarades à mener ce combat au sein de leur entreprise, le collectif femmes mixité confédéral met à disposition divers outils. Un fascicule « Combattre les violences sexistes et sexuelles » qui comporte notamment l’ensemble des textes de loi existants. Il est disponible auprès de ton Ul (à défaut auprès de l’UD).

Un tract est également disponible, ainsi qu’un modèle de lettre à adresser à l’employeur afin qu’il prenne immédiatement des mesures pour protéger les travailleur.euses contre les violences sexistes et sexuelles pendant la période particulière de l’épidémie de Covid 19.

De plus pour compléter ces actions nous sollicitons tous les camarades pour qu’ils participent et fasse participer un maximum de syndiqués à l’heure d’information syndicale sur les violences sexistes et sexuelles sur le Facebook live CGT le 25 novembre à 15h40.
https://www.facebook.com/ConfederationGeneraleTravail/



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