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  • Article publié le 2 mars 2021
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59 | CGT Territoriaux Lille Hellemmes Lomme : Indispensables mais invisibilisé·e·s et sous-payé·e·s

Le 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ce n’est pas la Saint-Valentin ou la fête des Mères, ni le jour où exceptionnellement on fait la vaisselle à la place des femmes...
Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes,
Le moment de se mobiliser pour enfin gagner l’égalité pour tous.
Voir Préavis de grève en lien ICI

Le lundi 8 mars 2021
Rassemblement des militant.es et campagne de communication en direction des usagers
+ Prises de paroles et échanges interprofessionnels
Dès 12h00 (à 15h) – Parvis des droits de l’homme de l’hôtel de ville de Lille
+ Cortège militant.es dès 15h au départ du parvis des droits de l’homme
Arrivée pour 15h40 – Place de la République
Rassemblement Intersyndical ( CGT - Solidaires - FSU )

Encore en 2021, la situation des femmes est toujours aussi inégalitaire malgré l’évolution des textes législatifs sur leurs droits, et la ville de Lille n’échappe pas à cet état de fait. On constate encore que, toutes filières confondues, les salaires des femmes, à qualification égale, sont toujours inférieurs à ceux des hommes. L’écart salarial entre F/H est de 227€ pour la catégorie C, de 105€ pour la catégorie B et de 378€ pour la catégorie de A.

Les inégalités se retrouvent à tous les niveaux : plus de 62 % des contrats précaires et plus de 83% des emplois permanents à temps partiel à la ville sont occupés par des femmes.

À cela s’ajoute, le fait de que les femmes restent cantonnées dans peu d’emplois : seuls 17 % des métiers sont mixtes dans la FPT !

Notre collectivité confirme le phénomène avec seulement 24% de femmes dans la filière sportive et police municipale alors qu’elles représentent 99.10%
de la filière médicosociale : aides à domicile, ATSEM, auxiliaires de puériculture, aides-soignantes, assistantes sociales, éducatrices spécialisées, assistantes maternelles… toutes soumises à de multiples facteurs de pénibilité : horaires alternants, travail de nuit, port de charges lourdes, postures pénibles, des salaires et retraites de misère…

Situations auxquelles s’ajoutent une double peine, commune à toutes les femmes de pénalités dans le déroulement de carrière ou le droit à la retraite : les congés maternité et parentaux n’étant pas comptabilisés. De plus, ces filières dites « féminines » ont un déroulement de carrière limité avec l’impossibilité, par exemple pour les ATSEM et les auxiliaires de puériculture, de pouvoir envisager, comme leurs collègues des autres filières, un passage dans un cadre d‘emploi supérieur.

Aujourd’hui, la pénibilité du secteur médicosocial a dépassé celle du secteur du bâtiment.

À la ville de Lille, 75% des CLM (Congé de Longue Maladie) et CLD (congé de Longue Durée) concernent des agentes alors qu’elles ne représentent que 55% des effectifs.

De plus, 64% des pathologies professionnelles sont subies par des femmes.

On remarque donc une prédominance féminine dans les maladies et usures professionnelles.

À la ville de Lille, même si nous reconnaissons pour la première fois en 2021 des progrès dans le respect des proportionnalités F/H dans les propositions de promotions et d’avancement, le chemin est encore long pour réduire concrètement les inégalités salariales et de carrières.

Nous demandons donc :
- La valorisation des carrières et des filières dites « féminines » et de leur régime indemnitaire :
augmentation des ratios d’avancement, reconnaissance des pénibilités par des compléments de rémunération, etc.
- Une vraie politique de titularisation, afin de limiter la précarité qui touche majoritairement les femmes,
- L’alignement des déroulements de carrières et du régime indemnitaires des contractuels-les,
- Un vrai statut garantissant carrière et droits pour des métiers dits « invisibles »,
mais hautement indispensables comme celui des assistantes maternelles,

Si nous saluons une volonté des politiques et instances (cellule d’écoute, commission égalité) mises en place par la ville, nous regrettons et dénonçons que les moyens financiers et humains alloués pour la mise en place de ces actions soient tout simplement inexistants…
Comment notre collectivité qui se prétend exemplaire sur les questions d’égalité souhaite-t-elle travailler sur une vraie égalité avec un budget néant ?

Nous, femmes et hommes de la CGT, engagé·e·s pour l’égalité, nous voulons l’égalité maintenant !



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