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CNFPT | Intervention de Laurence Faucon, faite lors du CA du 17 mai 2017

Avec l’élection d’Emmanuel Macron se profile un programme d’austérité notamment à l’encontre des collectivités locales.

Rappelons au préalable la faiblesse du socle électoral d’Emmanuel Macron. Le taux d’abstention au second tour atteint le niveau record depuis 1969 de 25,4 % des inscrits et le taux de blancs et nuls le niveau inédit de 11,5% des votants.

Le vote du 7 mai est donc tout sauf un plébiscite du nouveau président. Il révèle la fragilité politique de ce dernier, les profondes fractures qui traversent notre pays, la faillite des partis dits de gouvernement, la colère de la population et en particulier du monde du travail.

La CGT réaffirme donc qu’elle combattra vigoureusement tous les reculs sociaux, quelle que soit la forme qu’ils prendront.

Les collectivités locales sont encore et toujours désignées comme « responsables » de déficits. La vision financière (d’économies) n’étant pas accompagnée d’une vision ou redéfinition du service public. Des coupes nettes donc en perspective.

Le nouveau président prévoit 60 milliards de baisse de la dépense publique sur le mandat. Il veut moins de fonctionnaires : «  500.000 fonctionnaires vont partir à la retraite. Sur la fonction publique d’État et territoriale, 120.000 ne seront pas remplacés  dont 70 000 dans la fonction publique territoriale ».

Les collectivités territoriales auront encore à se serrer la ceinture. À titre d’exemple, le candidat proposait durant la campagne de «  nouer avec les collectivités un pacte sur 5 ans dans lequel sera contractualisée une baisse de 10 milliards d’euros de leurs dépenses  ».

Contrepartie proposée aux élus locaux : plus de souplesse pour gérer les Ressources humaines. Autrement dit un risque de recrutements à discrétion, une remise en cause du statut, pourtant garant de l’égalité d’accès aux services publics.

Je cite ce qu’il a déclaré fin février sur BFM TV :  les protections légitimes des fonctionnaires ne justifient pas d’avoir des droits exorbitants  ».

Par ailleurs, Emmanuel Macron a expliqué sa notion de différenciation des fonctions publiques : «  Je décorrèle la gestion des trois fonctions publiques. Nos trois fonctions publiques sont gérées de manière totalement solidaire. Quand nous souhaitons augmenter le point d’indice de la fonction publique hospitalière, nous sommes contraints d’augmenter tous les fonctionnaires. Et pourtant, les hauts fonctionnaires et la fonction publique territoriale n’en ont pas forcément besoin  ». La fonction publique territoriale est donc clairement dans le viseur....

Un mot sur les menaces qui pèsent sur le CNFPT, dont est en jeu l’existence comme établissement national, déconcentré, paritaire et outil de solidarité entre les agents pour leur formation professionnelle.
Le taux de cotisation qui a été réduit à 0,9% par la loi de finances 2016 n’a pas été rétabli à 1% en 2017, contrairement aux engagements de la ministre de l’époque. Concrètement, ce sont des formations refusées, annulées, redimensionnées en nombre de stagiaires et de sessions.

Si le 1% n’était pas rétabli pour 2018, les mesures à prendre seraient encore plus draconiennes et la capacité du CNFPT à assurer ses missions remises fortement en cause.

Nous appelons les élus encore soucieux de l’avenir des collectivités à s’associer à la pétition intersyndicale pour lui donner le plus grand retentissement possible.

Nous nous adressons aux élus pour savoir ce qu’ils comptent faire pour défendre l’emploi public et le service public de proximité.

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Intervention CA CNFPT du 17 mai 2017

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