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Déclaration de la Fédération CGT des Services publics | Libertés syndicales Le Havre

Le 18 juillet, les délégations de 55 syndicats CGT, UL de Seine-Maritime, de l’UL de Caen, étaient rassemblées avec leur UD et la Fédération des services publics devant le TGI du Havre pour accompagner et soutenir notre camarade Mickaël lors de son procès.

Le 13 juin, les agents de la ville du Havre, avec leur syndicat CGT, dans l’unité syndicale avec FO étaient une fois de plus en mouvement pour obtenir une amélioration de leur régime indemnitaire ainsi qu’une prime de 270 euros, dans le cadre des négociations sur la mise en œuvre du RIFSEEP.

Le 13 juin, à la suite de plusieurs mobilisations, c’est bien le rapport de force qui avait contraint la mairie à ouvrir des négociations. Face à la délégation syndicale, le DGS, représentant le maire du Havre, ville de l’actuel premier ministre, déclarait que les salaires pratiqués à la ville étaient corrects, précisant qu’en ce qui le concerne, il était bien payé et avait de bonnes primes. Le mépris contre ceux "qui ne sont rien", voilà la réponse donnée aux agents de la ville, coupables, avec leur syndicat CGT de résister et de revendiquer. Dans le cadre de la mobilisation, 3 feux de pneus ont été allumés. Cette fois-ci, la mairie a décidé d’utiliser cet élément pour tenter de briser la mobilisation et envoyer l’action syndicale devant la justice sans autre forme de traitement.

C’est pour briser les conditions de la réalisation de ce rapport de force que la partie civile aux ordres du maire du Havre a requis des peines particulièrement brutales, notamment une amende de 46 000 euros. Quant au procureur, ce dernier a requis une suppression des droits civiques et d’autres mesures vexatoires avec l’argument que notre camarade ne respectait pas les dispositions légales de la négociation, qu’il aurait enfreint les règles du dialogue social ! S’il y a eu rupture du dialogue social au Havre, il est bien du fait de l’autorité municipale, représentée par un DGS provocateur. Supprimer les droits civiques pour ceux qui ne respectent pas le dialogue social... une menace à venir pour les syndicalistes !?

Le procès a eu lieu mardi 18 juillet. Les conclusions du réquisitoire du procureur et de l’avocate de la mairie du Havre, particulièrement sévères n’ont pas été suivies par la juge, qui a tenu compte du contexte de grande tension sociale et de confusion sur le terrain dans lequel se sont déroulés les événements du 13 juin. Notre camarade Mickaël a été condamné à 9 mois de prison avec sursis simple et l’obligation de rembourser 15 000 euros pour les dommages causés aux biens publics suite à un des trois feux déclarés devant la mairie.

D’ores et déjà la solidarité se met en œuvre pour soutenir Mickaël. Envoyer votre participation à l’ordre de l’UD-CGT 76, 26 avenue Jean-Rondeaux - 76108 ROUEN cedex, avec précisé au dos « solidarité Mickaël ».

Pour nos revendications, pour les libertés syndicales, nous vous donnons rendez-vous dans la grève et les manifestations le 12 septembre 2017 !

Contact 01 55 82 88 20

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Libertés syndicales Le Havre 19 juillet 2017
Communiqué de l’UD de Seine-Maritime

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