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22 mars 2018 | L’art et la culture ont besoin de services publics ! [Tract]

La Fédération CGT des services publics appelle les personnels à faire grève

Professionnels de la musique, de la danse et du théâtre, enseignants des collectivités territoriales en charge de l’enseignement artistique, nous œuvrons au quotidien pour que la création artistique, la transmission, l’éducation, le partage et la rencontre avec l’art soient au cœur de la citoyenneté et favorise l’épanouissement collectif et personnel, la diversité culturelle et esthétique.

Ces missions, que nous sommes fier.e.s d’exercer, sont fragilisées par une dégradation constante de nos conditions de travail et de rémunération :
forte précarité en raison de la non-organisation régulière des concours (2 concours organisés en 10 ans !) ;

  • débuts de carrières proches du SMIC, grille d’assistant principal dévalorisée par rapport au niveau de qualification (D.E.) ;
  • régime indemnitaire « bas de plafond » qui ne permet pas de reconnaître l’implication dans les projets d’établissements ;
  • gel du point d’indice, rétablissement du jour de carence comme tous nos collègues territoriaux ;
  • reconnaissance insuffisante des maladies professionnelles, reclassements inexistants, formation continue insuffisante en raison de la baisse des cotisations employeurs...

Dans ce contexte déjà dégradé, le « Comité Action Publique 2022 », piloté par le Premier ministre et où siègent des patrons du privé et desbanquiers, vient de fixer des objectifs de « réforme » de la Fonction publique qui visent à démanteler notre statut et à privatiser le service public :

  • Il veut identifier des missions entières où, par principe, le recrutement de fonctionnaires serait banni pour laisser place aux contractuels. Nous sommes particulièrement visés !
  • Il veut organiser des transferts de charges non financés (par exemple classes préparatoires ou plan choral Blanquer/Nyssen) qui vont alourdir la charge de travail et renforcer les inégalités sociales et territoriales (entre établissements qui en auront les moyens et les autres).
  • Il s’inscrit dans la logique comptable de Sarkozy en achevant le ministère de la Culture : baisses de crédits (Conservatoires et pôles supérieurs, Philharmonie), fusions imposées (opéras, orchestres de Radio France, Musées, Drac), réductions d’effectifs...
  • Il veut imposer aux collectivités 120 000 suppressions de postes sous forme de contrats d’objectifs accompagnant les abandons de missions et les privatisations.

NON, nous n’accepterons pas que l’art et la culture soient les victimes de « CAP22 »
OUI, nous aimons nos métiers et les considérons comme essentiels pour le développement humain
OUI, nous sommes des acteurs essentiels du développement culturel dans nos territoires
NON, nous n’accepterons pas la fin du statut qui protège nos missions et la qualité de notre travail
OUI, nous avons toutes les raisons d’être en grève et de manifester le 22 mars pour le service public de la culture.

Ensemble exigeons :

  • des emplois stables et correctement rémunérés, l’intégration de nos collègues non titulaires ;
  • la reconnaissance de nos qualifications (D.E. Niveau II = catégorie A) ;
  • une revalorisation salariale et l’augmentation du point d’indice avec un début de carrière à 2 000 € brut ;
  • l’abrogation du jour de carence et la reconnaissance des maladies professionnelles pour les musiciens et danseurs ;
  • le développement du réseau de l’enseignement artistique spécialisé en complément de l’Education Nationale (et non pour s’y substituer) ;
  • des moyens pour les conservatoires et pôles supérieur s permettant de consolider la filière du spectacle vivant.

Télécharger le tract au format PDF :

22 mars 2018 | L’art et la culture ont besoin de services publics !

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