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  • Article publié le 3 février 2021
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Comité vérité et justice Charonne, 8 février 2021. Hommage aux neufs victimes de la répression sauvage du 8 février 1962 lors de la manifestation contre l’OAS et pour la paix en Algérie

8 février 1962 - 8 février 2021
Crimes d’État

En janvier 1961, les Français répondaient « OUI » à 75 % pour le droit à l’autodétermination du peuple algérien. Mais il aura fallu plus d’un an pour qu’un accord de cessez-le-feu soit signé le 18 mars 1962.

Les Français avaient compris que la paix et l’indépendance de l’Algérie rendaient justice au peuple algérien.

Les jusqu’auboutistes de l’Algérie française refusèrent le verdict démocratique des citoyens français. Ils décidèrent de s’y opposer par la violence la plus extrême. Avec la création de l’OAS (Organisation de l’Armée Secrète) ils ont organisé des centaines d’attentats en France et en Algérie pour imposer par la force un coup d’état et poursuivre la guerre.

Ils s’attaquèrent en France, par des attentats à la bombe, aux organisations de gauche et aux personnalités politiques, syndicales, qui s’exprimaient et agissaient pour la Paix en Algérie.

Le gouvernement du Général de Gaulle était frileux, voulait conserver des bases et avantages du colonialisme, mais il avait aussi au gouvernement des partisans de l’Algérie française notamment le Premier ministre Michel Debré.

Lundi 8 février 2021 59ème anniversaire

Hommage aux neuf victimes de la répression sauvage du 8 février 1962
lors de la manifestation contre l’OAS et pour la paix en Algérie.

En raison de la situation sanitaire actuelle, la commémoration de cette année ne pourra se tenir de manière habituelle.

En cas de non confinement : 11h30 au métro Charonne : dépôt de gerbes et allocution, à l’extérieur, du Président du Comité Vérité et Justice pour Charonne.

En cas de confinement : un dépôt de gerbes sera effectué.

En même temps les partisans de la Paix et de l’indépendance pour l’Algérie s’exprimaient de plus en plus, avec de nombreuses manifestations, Le Mouvement de la Paix, les syndicats, le Parti Communiste etc...

Le 7 février 1962, l’OAS commettait dix attentats à la bombe contre des personnalités diverses, qui firent de nombreux blessé-e-s et particulièrement une fillette de 4 ans.

Dès le lendemain la riposte s’organisait : une manifestation se tenait à l’appel, notamment, du PCF, de la CGT, la CFTC, du mouvement de la Paix... Elle fut sauvagement agressée par les brigades spéciales de la police aux ordres du Préfet Papon et du ministre de l’intérieur Roger Frey, au carrefour du métro Charonne. On dénombra 9 morts et des centaines de blessé-e-s.

Les manifestations étaient interdites et de plus en plus marquées par les violences policières, comme ce fut le cas notamment le 17 octobre 1961, avec le massacre des Algériens, ou les manifestations syndicales en décembre 1961....

Avec la guerre d’Algérie, c’est la démocratie pour les Français-e-s et les Algérien-e-s qui a été confisquée.

Aujourd’hui, dans des conditions tout à fait différentes, en refusant d’entendre l’expression populaire, le Président de la République prend des risques pour notre démocratie et les intérêts de la majorité des Français.

Et il doit entre autres reconnaître le crime d’État pour le 8 février 1962.

Henri Cukierman
Président du Comité Vérité et Justice pour Charonne.

Documents joints

1 Tract 8 février 2021 pdf



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