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  • Article publié le 15 janvier 2026
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75 I Appel du congrés de la CGT Petite Enfance de la Ville de Paris : "Du pain et la paix ! "

Chacun sait que l’heure est grave : face à la percée de l’extrême droite partout dans le monde, alors que notre gouvernement, la bourgeoisie et le patronat suivent l’impérialisme américain vers la marche à la guerre, nos services publics, nos retraites, notre système de santé, notre système scolaire, tous nos conquis sont dépecés
pour financer les marchands d’armes.
Les débats parlementaires du projet de loi de finances 2026 nous montrent que les forces politiques au pouvoir de la gauche et de la droite du capital sont complices pour alléger la fiscalité des plus riches en prenant dans la
poche des salariés. Les fonctionnaires ont perdu 18 % de pouvoir d’achat avec le blocage des salaires ! Avec la diminution des aides sociales, cette perte est évaluée à 25 % de perte de niveau de vie ! Les professionnel·les de la Petite Enfance représentent environ 7495 agent·es, frappé·es de plein fouet par ces mesures coercitives.
Les professionnelles de la Petite Enfance constatent depuis la crise du Covid l’accélération de la détérioration de nos conditions de travail, la fermeture d’un quart des berceaux, la baisse de la qualification des personnes recruté.e.s. La Petite Enfance du secteur public est bradée, au profit des entreprises des crèches privées qui enrichissent les actionnaires.

Réunies en Congrès ces 12 et 13 janvier 2026,

Nous, représentant·es de la CGT Petite Enfance 75 – toutes et tous agentes et agents de
terrain – prenons la parole.

Nous portons aujourd’hui la voix de nos structures, de nos sections et de nos galères quotidiennes. Cette année est décisive. Peu importe qui remportera les prochaines élections municipales, nous devons leur montrer dès maintenant que nos conditions de travail et nos vies ne seront plus jamais la variable d’ajustement de leurs ambitions politiques ! Avec les élections professionnelles qui approchent, nous devons construire un rapport de force inébranlable.

APPEL DU CONGRÈS CGT PETITE ENFANCE 75 : DU PAIN ET LA PAIX !

La Ville de Paris organise le racket sur notre santé. L’employeur se cache derrière le gouvernement, mais c’est bien la Ville qui organise notre précarité.
• Le scandale des 10 % en maladie : La Ville a instauré une ponction salariale de 10 % par jour en maladie ordinaire. C’est un racket sur notre santé qui nous impose un choix inhumain : se soigner ou pouvoir payer son loyer. En outre, l’employeur fait preuve de négligence car il nous oblige implicitement à venir travailler au risque de contaminer les enfants accueillis et au risque d’une baisse de vigilance indispensable dans nos métiers de lien et de soin !
• La prime Ségur : L’employeur nous la refuse alors que nous portons le service public à bout de bras. Nous exigeons son versement immédiat pour toutes et tous !
• La réforme des retraites : On nous fait travailler plus longtemps alors que nos corps sont usés. En tant qu’agent·es de terrain, nous savoir que nous ne tiendrons pas. La direction sait que le prolongement de notre activité et la baisse de nos revenus impactent notre présent et nos futures retraites. Pourtant, elle choisit de nous ignorer.
Le mépris envers l’ensemble des agentes et agents de terrain est total.
La direction se justifie sans jamais réellement répondre à l’urgence :
• La précarité de vie : L’impossibilité de se loger dignement et l’impact des trajets interminables qui détruisent nos vies personnelles.
• L’usure et la non-reconnaissance : Nos dos et nos nerfs lâchent, mais la direction refuse de reconnaître les maladies professionnelles et les accidents de trajet ou de service.
• Le racket de la mutuelle : On nous oblige à prendre des contrats « labellisés » plus chers et moins protecteurs. Se soigner devient une charge financière insurmontable !



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 services publics territoriaux, communes, départements, régions et leurs établissements ;
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Elle regroupe plus de 85 000 adhérents, organisés en syndicats dans leurs collectivités ou entreprises, pour défendre leurs intérêts d’agents et salariés du service public, en convergence avec les autres salariés, les usagers et les populations.

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