- Article publié le 18 juin 2026
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13 | Syndicat CGT des agents de la Métropole Aix Marseille Provence - Ils jouent, nous trinquons
L’issue du match entre les élus métropolitains et le préfet aurait pu être incertaine, mais nous savions toutes et tous quelle en serait la conséquence : nos missions, nos effectifs et notre service public en sortiraient affaiblis. Ce jeu, seuls certains semblent y trouver un intérêt.
Et « je te passe la patate chaude », et « je renvoie la balle dans leur camp », ou encore « un arbitre doit siffler les fautes de jeu » Le vocabulaire du foot n’y change rien : que ce soit l’État ou les élus métropolitains, l’inconséquence semble souvent guider leurs décisions. Peu d’entre eux semblent présents pour garantir la sécurité et l’avenir de nos territoires. La seule préoccupation visible reste parfois la compétition, plutôt que le bien commun.
Face à cette logique, la CGT défend l’intérêt général, celui des populations dont nous sommes censés garantir l’équité d’accès aux droits fondamentaux.
La Coupe du monde, c’est en Amérique.
L’heure n’est pas à jouer, mais bien à construire un avenir collectif pour notre territoire. Et pour cela, nous avons le droit de travailler, d’apprendre et de vivre dignement.
Depuis un mois, aucun élu n’a même évoqué notre existence, nous les 8 400 qui maintenons l’édifice métropolitain depuis des années. Qu’il s’agisse des élus ou du préfet, leur attention semble se concentrer sur des enjeux de court terme, sans vision pour l’avenir, alors que nous oeuvrons chaque jour à rendre un service public équitable, dans des conditions dignes.
On a créé la métropole pour gérer collectivement des compétences structurantes pour notre avenir. Pourtant, au moment d’assumer leurs choix, d’être courageux ou créatifs, certains se cachent derrière des déclarations creuses, des effets d’annonce ou des jeux de mots mal inspirés.
À la fin, nous le savons bien, les seuls qui devront faire des efforts, ce sera nous.
Leur seule proposition semble être de nous imposer des sacrifices : tel que réduire la médecine de prévention, comme si cela ne posait de problème à personne. Pire, on nous fait croire que la seule chose importante serait de conserver certains avantages, sans mesurer le coût réel pour chacun et chacune.
Personne ne s’épanouit dans un désert.
Les anciens conseils de territoires, qui accueillaient les usines et les grandes entreprises, sacrifiant parfois la santé de leur population au nom du développement économique, sont aujourd’hui pointés du doigt. On voudrait nous faire croire que la compensation de la perte de la taxe professionnelle, fondement du calcul des attributions de compensation, serait indue, comme si c’était un vol. Pourtant, à la création de la métropole, tous les élus locaux mettaient en garde : il ne s’agirait pas de créer un outil dont le seul but serait de rediriger vers les villes-centres l’ensemble de la taxe professionnelle payée par l’industrie, mais bien de répondre aux enjeux européens des grandes métropoles.
Résultat : à force de se renvoyer la responsabilité et de fragiliser les équipes, il ne reste plus personne pour assurer l’essentiel.
Il va falloir nous défendre, ensemble. Défendre la culture, les sports, les compétences que nous exerçons avec professionnalisme, pendant que d’autres se perdent dans des querelles stériles. Il va falloir défendre nos carrières, nos avenirs, et par là même l’avenir de tous nos usagers.
Ensemble, parce que nous sommes des professionnels, parce que nous sommes des agents du service public, nous devons nous unir pour faire face à cette crise de gouvernance.
Eux décident, nous savons.
L’intelligence collective est une force : nous, agents, sommes aussi des usagers. Nous aspirons à participer activement à la réflexion sur l’avenir de notre métropole. Nous voulons être impliqués, écoutés et associés aux décisions.
Ceux qui vivent sont ceux qui luttent
– Tract en téléchargement
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