- Article publié le 28 octobre 2026
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21 | Le syndicat CGT de la ville de Dijon, du CCAS et de Dijon Métropole dépose un préavis de grève pour la journée du 5 novembre 2026
Objet : Préavis de grève pour la journée du 5 novembre 2026 de 0 h à 24 h, couvrant l’ensemble des salarié.es et agent.es de la ville de Dijon, du CCAS et de Dijon métropole.
Madame la Maire,
Depuis plusieurs semaines, la colère sociale s’exprime dans notre pays, des lycéen·nes et étudiant·es aux travailleuses et travailleurs et aux retraité·es. Les projets budgétaires du gouvernement Macron/Lecornu, qui prévoient de nouvelles restrictions pour les services publics, aggravent les difficultés de la population et des personnels. Les violences et la répression des mobilisations sont également inacceptables et portent atteinte aux libertés fondamentales.
La violence est aussi sociale. La hausse du coût de la vie, des carburants et de l’énergie, conjuguée au gel des salaires et du point d’indice, entraîne une dégradation continue du pouvoir d’achat. Depuis 2000, la perte de pouvoir d’achat est estimée à 28,6 %. Les agentes et agents territoriaux ne peuvent continuer à assurer leurs missions de service public sans bénéficier d’une rémunération leur permettant de vivre dignement.
Cette situation frappe particulièrement les femmes, majoritaires dans nos trois collectivités, davantage présentes dans les filières les moins rémunérées et confrontées à des inégalités salariales persistantes. La précarité, le temps partiel contraint, la surcharge de travail et le manque de reconnaissance renforcent ces difficultés.
Dans notre lettre ouverte du 22 septembre 2026, nous vous avons alertée, ainsi que le président de Dijon métropole, Monsieur François Rebsamen, sur cette situation et demandé des mesures immédiates : revalorisation des rémunérations, indexation sur l’inflation, amélioration du régime indemnitaire, réduction du coût des déplacements professionnels, élargissement du télétravail lorsque les missions le permettent et amélioration des conditions de travail.
Votre réponse du 15 octobre, cosignée avec le président de Dijon métropole, reconnaît les difficultés liées au coût de la vie, mais ne répond pas à l’urgence de la situation. Vous renvoyez les éventuelles évolutions du régime indemnitaire à l’après-élections professionnelles de décembre 2026 et à la clarification des orientations nationales, sans proposer de négociations immédiates sur nos revendications salariales. Vous écartez également notre proposition d’élargissement du télétravail jusqu’à trois jours par semaine et privilégiez notamment l’incitation au covoiturage.
Pour la CGT des territoriaux de Dijon, le compte n’y est pas ! Les difficultés sont reconnues, mais les réponses concrètes sont différées. Les élections professionnelles ne doivent pas constituer un préalable aux négociations sur les salaires et les conditions de travail. Les responsabilités de l’État et les contraintes budgétaires ne peuvent justifier le report indéfini des mesures attendues. Les collectivités doivent également prendre leurs responsabilités et examiner sans délai les solutions relevant de leurs compétences [...]
– Préavis intégral en téléchargement