- Article publié le 29 octobre 2026
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38 | Le syndicat CGT des Territoriaux de Roussillon dépose un préavis de grève du 5 au 31 novembre 2026
Monsieur le Maire,
Depuis plus d’un mois, la colère gronde dans notre pays, des lycéen·nes aux étudiant·es en passant par les travailleuses·eurs et retraité·es, le constat est sans appel, l’urgence sociale doit être décrétée.
Les projets budgétaires de l’État, PLF et PLFSS, travaillés et accompagnés de la main du patronat, par le gouvernement Macron/Lecornu, sont un affront aux revendications légitimes qui ne cessent de s’exprimer aussi bien dans la rue, devant les lycées et les facultés que dans tous nos services publics. Pire, la répression et l’entrave utilisées par le gouvernement pour discréditer et jouer le pourrissement des mobilisations sont des stratégies dangereuses et irresponsables.
En effet, les événements de violences et de répression survenus dans les mobilisations lycéennes et étudiantes comme dans les cortèges syndicaux et citoyen·nes sont inacceptables. Ils fragilisent directement notre démocratie, nos libertés et sont un terreau fertile pour les porteurs de haine et de divisions.
La Fédération CGT des Services publics réaffirme que c’est par l’organisation des travailleuses·eurs et par la convergence des colères et des revendications que les actions déterminantes d’un rapport de force se construisent et se mènent sans violence.
Nous dénonçons fermement l’acte de violence dont a été victime notre principale dirigeante nationale et demandons aux services de l’État que toute la lumière soit faite sur les circonstances ayant mené à cet acte délictueux. Nul ne peut croire que tirer sur des syndicalistes portant une banderole, dans un cortège bien identifié, soit une erreur.
La violence est avant tout sociale. C’est celle que des milliers de travailleuses·eurs, jeunes et retraités, vivent au quotidien, en tentant de survivre face à un coût de la vie toujours plus élevé, à des salaires et traitements gelés, face à l’inaction des pouvoirs publics, face aux désastres environnementaux et aux changements climatiques. Par les décisions et orientations politiques du gouvernement, nos services publics sont fragilisés, dégradés, à bout de souffle. La santé et la sécurité des agentes et agents publics et salarié·es sont menacées. Le manque de reconnaissance, le gel du point d’indice et des salaires, le manque de moyens, la précarité sont autant de raisons à la colère portée par les agent·es et les salarié·es [...]
– Préavis intégral en téléchargement