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  • Article publié le 27 octobre 2026
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94 | La CSD CGT du Val-de-Marne dépose un préavis de grève pour les journées du 1er au 30 novembre 2026

Objet : Préavis de grève pour la journée du 1er au 30 novembre 2026 de 0 h à 24 h couvrant l’ensemble des agent·es de la Fonction publique territoriale et les salarié∙es relevant de la partie privée de notre champ fédéral (entreprises de l’eau et de l’assainissement, de la thanatologie, du secteur privé du logement social)

Monsieur Le Préfet,

Depuis plus d’un mois, la colère gronde dans notre pays, des lycéen.nes aux étudiant·es en passant par les travailleuses.eurs et retraité·es, le constat est sans appel, l’urgence sociale doit être décrétée.
Les projets budgétaires de l’État, PLF et PLFSS, travaillés et accompagnés de la main du patronat, par le gouvernement Macron/Lecornu, sont un affront aux revendications légitimes qui ne cessent de s’exprimer aussi bien dans la rue, devant les lycées et les facultés que dans tous nos services publics. Pire, la répression et l’entrave utilisées par le gouvernement pour discréditer et jouer le pourrissement des mobilisations sont des stratégies dangereuses et irresponsables. En effet, les événements de violences et de répression survenus dans les mobilisations lycéennes et étudiantes comme dans les cortèges syndicaux et citoyen.nes sont inacceptables. Ils fragilisent directement notre démocratie, nos libertés et sont un terreau fertile pour les porteurs de haine et de divisions à qui nos ministres font la courte échelle en raison de leur “jusqu’au-boutisme”.

La CSD 94 réaffirme que c’est par l’organisation des travailleuses.eurs, et par la convergence des colères et des revendications que les actions déterminantes d’un rapport de force se construisent et se mènent sans violence. Nul ne peut croire que tirer sur des syndicalistes portant une banderole, dans un cortège bien identifié, soit une erreur. La violence est avant tout sociale. C’est celle que des milliers de travailleuses.eurs, jeunes et retraités, vivent au quotidien, en tentant de survivre face à un coût de la vie toujours plus élevé, à des salaires et traitements gelés, face à l’inaction des pouvoirs publics, face aux désastres environnementaux et aux changements climatiques. Par leurs décisions et orientations politiques, nos services publics sont fragilisés, dégradés, à bout de souffle. La santé et la sécurité des agent.es et agents publics et salarié·es sont menacées. Le manque de reconnaissance, le gel du point d’indice et des salaires, le manque de moyens et la précarité sont autant de raisons à la colère portée par les agent·es et les salarié·es.

Pour autant, le scénario budgétaire et législatif orchestré n’est pas une fatalité. Le financement de la Fonction publique pour répondre aux attentes des lycéen.nes, étudiant·es, des agent·es publics et salarié.es ainsi que des retraité.es, est possible. Bien que nos ministres refusent de s’y attaquer, la taxation des plus grandes fortunes, des produits financiers, la conditionnalité des aides publique saux entreprises, l’arrêt des exonérations fiscales au patronat, sont autant de mesures qui permettraient, dès à présent, de financer l’ensemble de nos services publics et qui garantiraient ainsi notre modèle de protection sociale [...]

– Préavis intégral en téléchargement



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