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  • Article publié le 20 avril 2022
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Combattre notre pire ennemi, partout et en toutes occasions

Il est un point commun que l’on retrouve tout au long de l’histoire de l’extrême droite : son hostilité profonde à l’égard du mouvement syndical et des conquêtes issues des luttes des travailleuses et travailleurs.

Les plus récents exemples d’accession au pouvoir de dirigeants d’extrême droite – Trump aux Etats-Unis, Bolsonaro au Brésil – se sont traduits par des mesures antisociales et des attaques contre le syndicalisme.

Par son programme, par ses prises de position, y compris son soutien affiché aux deux dirigeants précédemment cités, Le Pen se situe incontestablement dans ce courant politique, bien qu’elle s’en défende. Lorsque l’on prône la discrimination en fonction de l’origine et/ou de la religion, on favorise la haine et la peur, on divise les travailleurs, on joue le jeu du grand patronat, et on est sans conteste d’extrême droite.

Les pratiques de gestion des élus issus du RN ou soutenus par celui-ci placent sans ambiguïté cette force politique dans le camp des ennemis déclarés de la Fonction publique, aux côtés de tous les autres partisans du Capital. Rappelons par exemple que Le Pen s’est positionnée pour le jour de carence, et pour les suppressions d’emplois dans la Fonction publique territoriale au motif que celle-ci serait pléthorique. Le maire de Béziers s’est quant à lui empressé d’appliquer la disposition scélérate votée par les macronistes sur les 1607h bien avant le délai maximal prévu par la loi.

Ajoutons que le FN/RN, comme toute l’extrême droite française, s’est toujours caractérisé par sa détestation de la CGT. Au lendemain des attaques subies par nos camarades le 1er mai 2021, Gilbert Collard a sans vergogne repris la rhétorique révisionniste de nos agresseurs en qualifiant notre CGT d’ « un peu collabo quand même ».

Outre son anti-syndicalisme primaire, cette réaction traduit la complicité idéologique qui unit les nervis fascisants du 1er mai, fortement présents parmi nos agresseurs, et la vitrine institutionnelle de l’extrême droite. Cette connivence, tout comme le soutien affiché par Le Pen à la tribune pro-putschiste des généraux en retraite, vient nous rappeler la nature profondément antidémocratique et antisociale d’un parti qui ambitionne d’occuper les plus hautes fonctions de la République.

Cette force politique, tout comme les politiques régressives qui constituent son terreau, doit être combattue sans relâche. Les élections législatives de juin, constituent de ce point de vue une importante échéance.



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